Banque Céréalière
La 1ère banque céréalière créée par l'AIDNA à Imin Nabaro est un succès. Le travail avait démarré en décembre 2005, puis a été mis en place en mars 2007. Un gros travail de formation a été fait par le biais du centre d'alphabétisation pour adultes pour apprendre aux villageois à lire, écrire et calculer. Puis un second travail de simulation a été fait, permettant l'évaluation de chacun des membres du comité de gestion quant à leur capacité à gérer les entrants et sortants. Par l’intermédiaire de notre animateur local, les procédures de contrôle et de suivi ont été crées. Puis durant 3 ans, une sérieuse formation à la gestion, à l'organisation et l'administration leur a été dispensée gracieusement par une association de professeurs diplômés, expérimentés de l'Afrique, retraités, bénévoles et volontaires. A la suite de cette formation et après maintes réunions collectives avec les villageois, nous avons pu envisager la création effective de la banque céréalière.
Le local de la BC
Ainsi, l’AIDNA a investit le fond de départ servant à financer l’achat du mil sur les marchés d’Agadez + le transport et chargement jusqu’en brousse, soit au total 3 000 € ce qui représente 245 sacs de mil de 55 kg/sac (soit 13,5 tonnes). Le local a été fournit gracieusement par le chef du village et réhabilité par quelques notables. Depuis, elle fonctionne en parfaite autonomie et permet aux villageois de faire face aux fortes inflations du prix des céréales sur le marché.

Fonctionnement : Gérée par un comité Directeur (Président, Trésorier, Secrétaire) et par un comité de gestion dont les membres sont élus par vote à l’unanimité par la population. En outre, le fonctionnement, la gestion et les vivres de la banque céréalière sont vérifiés régulièrement par différents organes de contrôle extérieurs au village et à l’association, sous le regard et l’approbation nécessaire des bénéficiaires. Elle est également régie par un règlement intérieur applicable sans exception à tous.
L'objectif serait de pouvoir en créer d'autres dans des villages encore plus reculés et donc plus isolés. En France, chacun peut, selon ses moyens, parrainer ce projet en versant par exemple une somme de 5 ou 10 € / mois